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C'est quoi la fenêtre de contexte d'une IA ? Explication

Mis à jour le

La fenêtre de contexte est la quantité de texte qu'une IA peut avoir sous les yeux pendant une demande : tes consignes, la conversation, les documents joints et sa propre réponse. Elle se compte en tokens, et ce qui dépasse n'est plus lu tel quel.

Pense au tableau blanc d'une salle de réunion. Tout ce qui y est écrit reste visible et utilisable pendant la séance. Quand il est plein, il faut effacer le haut pour écrire en bas, ou recopier l'essentiel dans un coin. La fenêtre de contexte, c'est le tableau blanc de l'IA : sa mémoire de travail pour la demande en cours.

Ce qu'elle n'est pas. Le glossaire d'Anthropic insiste : ce n'est pas l'immense masse de textes sur laquelle le modèle a été entraîné. C'est seulement ce qu'il peut consulter maintenant. Une info que tu lui as donnée dans une autre conversation, ou il y a très longtemps dans celle-ci, peut ne plus être sur le tableau.

Les ordres de grandeur, en octobre 2026. Anthropic indique que ses modèles Claude 4.6 et suivants, sauf Haiku 5.5, acceptent jusqu'à 1 million de tokens. La fiche de Mistral Small 4 annonce 256 000 tokens. Sur ton ordinateur, c'est une autre histoire : Ollama règle par défaut environ 4 000 tokens quand la carte graphique a moins de 24 Go de mémoire, et il faut agrandir ce réglage pour un long document.

Pourquoi ça compte. Un document trop long pour la fenêtre est refusé, coupé ou résumé sans que tu le saches toujours. Et chaque token dans la fenêtre se paie quand on passe par une API.

L'idée reçue. « Plus la conversation est longue, mieux l'IA me connaît. » Au contraire, une conversation interminable remplit le tableau. Quand le fil devient très long, demande un résumé des points clés, puis repars d'une conversation neuve avec ce résumé.

Un exemple

Mei, étudiante en master à Lyon, veut faire relire son mémoire de 120 pages par un modèle installé sur son portable, pour que son texte ne quitte pas sa machine.

  • 120 pages × environ 500 mots = 60 000 mots, soit 90 000 à 120 000 tokens en français ;
  • sur son portable, Ollama est réglé par défaut sur environ 4 000 tokens : seul un petit bout du mémoire tient dans la fenêtre.

Agrandir le réglage demanderait plus de mémoire que sa machine n'en a. Elle découpe donc son texte chapitre par chapitre, et demande à chaque fois la même chose : « Relève les phrases trop longues et les répétitions de ce chapitre. »

As-tu compris ?

  1. 01

Question 1 sur 1

Vrai ou faux ?

Dans une conversation très longue, tes toutes premières consignes peuvent finir par ne plus être lues telles quelles.

Sources