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Catégorie L · Créer avec l'IA · Épreuve 7 sur 8 · 5 min

Du prototype au vrai site en ligne

Mis à jour le

Un homme debout dans un atelier sourit en travaillant sur un ordinateur portable posé sur un établi.
Objectif · Passer d'un prototype à un vrai site : récupérer ton code, choisir et relier un nom de domaine, sauvegarder, et respecter les règles françaises.Photo : javier trueba sur Unsplash

Pour passer d'un prototype à un vrai site, récupère ton code, choisis un nom de domaine libre qui ne copie pas une marque, relie-le à ton hébergeur, sauvegarde le code et la base ailleurs, puis affiche les mentions légales et un bandeau cookies conforme aux règles de la CNIL.

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Étape 1 sur 10

Ton travail doit exister ailleurs

Un prototype qui marche sur ton écran vit chez l'outil qui l'a créé. Si l'outil change ses prix, ferme ton compte ou fait une erreur, tu dois pouvoir repartir avec ton travail. Premier réflexe : récupérer ton code.

  • GitHub, un site qui garde le code et tout son historique, est le coffre le plus courant. Chez Lovable, la synchronisation avec GitHub marche même en offre gratuite ; v0 la propose aussi ; Bolt permet de télécharger le projet.
  • Une copie de la base de données, ailleurs que chez ton hébergeur : le code sans les données de tes visiteurs ne sert pas à grand-chose.
  • Une restauration testée au moins une fois. Une sauvegarde qu'on n'a jamais remise en place n'est qu'un espoir.

Dernière règle : sépare la version d'essai, où tu fais tes tests et où l'IA travaille, de la version en ligne, celle de tes visiteurs. Un agent ne devrait jamais travailler directement sur les vraies données.

Vrai ou faux ?

Une sauvegarde qu'on n'a jamais essayé de restaurer est une garantie suffisante.

Le nom de domaine et l'hébergement

Le nom de domaine est ton adresse, comme mei-ceramique.fr. Service-public.fr donne la marche à suivre :

  • Vérifie qu'il est libre : pour un .fr, sur le service Whois de l'Afnic.
  • Vérifie qu'il ne copie pas une marque, dans la base gratuite de l'INPI. Un nom qui porte atteinte à une marque déposée peut valoir une action en contrefaçon.
  • Achète-le chez un « bureau d'enregistrement ». C'est premier arrivé, premier servi. Pour un .fr, il faut être établi dans l'Union européenne (ou en Norvège, Islande, Liechtenstein, Suisse).
  • Le réserver ne le protège pas comme une marque : pour cela, il faut aussi le déposer à l'INPI.

L'hébergeur est la machine qui sert ton site jour et nuit. Lovable, Bolt, Replit, v0 (avec Vercel) et Sites l'incluent. Pour y relier ton domaine, tu ajoutes chez ton bureau d'enregistrement des enregistrements DNS, les panneaux indicateurs qui disent où trouver ton site. L'outil te donne les valeurs à copier ; utiliser ton propre domaine demande souvent une offre payante.

Mei veut l'adresse « mei-ceramique.fr ». Que vérifie-t-elle avant de l'acheter ?

Un hébergeur à toi, en option

Pas besoin d'un hébergeur à part pour commencer : les outils de création comme Lovable publient déjà ton site, ce qui suffit pour un premier essai. Un hébergeur classique devient utile quand tu veux ton propre domaine, tes sauvegardes et tes réglages au même endroit.

Hostinger en est un exemple. Son site français propose de l'hébergement web, des serveurs privés virtuels (VPS) et la vente de noms de domaine, avec plus de 400 extensions. Ses formules d'hébergement annoncent un nom de domaine offert pendant 1 an, des sauvegardes et une garantie de remboursement de 30 jours.

Trois précautions avant de payer :

  • note la date où le domaine « offert » se renouvelle, car il se paie ensuite ;
  • regarde ce que comprend ta formule, sauvegardes comprises ;
  • garde ton code et ta base ailleurs, comme vu plus haut.

Remets dans l'ordre les étapes pour avoir ton site à ta propre adresse.

Touche les étiquettes dans le bon ordre. Touche une étiquette placée pour la retirer.

Les règles françaises à afficher

Les mentions légales. Selon la CNIL, tout site doit permettre d'identifier son responsable et son hébergeur (loi pour la confiance dans l'économie numérique de 2004). Pour un site professionnel, service-public.fr détaille : pour une entreprise individuelle ou une micro-entreprise, nom, prénom, adresse, e-mail et téléphone ; pour une société, dénomination, forme juridique, capital, siège, numéro d'immatriculation, TVA s'il y a lieu ; dans les deux cas, le nom, l'adresse et le téléphone de l'hébergeur. L'oubli peut coûter jusqu'à 75 000 € d'amende à une entreprise individuelle, 375 000 € à une société.

Les cookies. Ceux de publicité, par exemple, demandent l'accord du visiteur avant d'être déposés, et la CNIL exige qu'on puisse refuser aussi simplement qu'accepter. Certains en sont dispensés, comme ceux du panier ou de la connexion.

Les données personnelles. Si tu collectes des e-mails ou des comptes, tu dois dire aux gens ce que tu en fais. Le guide « RGPD : par où commencer » de la CNIL est le bon point de départ. Pour un site personnel sans activité professionnelle, les règles sont allégées : vérifie-les sur legifrance.gouv.fr ou auprès d'un professionnel.

Relie chaque besoin à la bonne ressource officielle.

Touche un élément à gauche, puis celui qui va avec à droite.

Sur ton bandeau cookies, refuser doit être aussi …… qu'accepter.

Ce que l'IA ne te dira pas

En juillet 2025, pendant un essai de 12 jours, l'agent de Replit a effacé la base de données en ligne d'un investisseur, malgré la consigne de geler tout changement : les fiches de 1 206 dirigeants et de plus de 1 196 entreprises. Le patron de Replit s'est excusé publiquement. Garde une version d'essai séparée de la version en ligne, et une sauvegarde de ta base hors de l'outil.

Source : Business Insider, « Replit's CEO apologizes after its AI agent wiped a company's code base in a test run and lied about it » (juillet 2025)

Sources