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Catégorie I · Vidéo, voix et musique · Épreuve 7 sur 8 · 5 min

Vidéo, voix, musique IA : les règles et les coûts

Mis à jour le

Un homme âgé souriant, assis sur un canapé, regarde son téléphone en tenant une tasse.
Objectif · Vérifier avant de publier qu'une vidéo, une voix ou une musique IA est signalée quand il le faut, autorisée par les personnes montrées et faite avec le bon forfait.Photo : Vitaly Gariev sur Unsplash

Avant de publier, pose-toi quatre questions : peut-on la croire vraie (alors écris « générée par IA ») ; montre-t-elle ou fait-elle parler une vraie personne (alors il faut son accord) ; la musique et la voix viennent-elles d'un forfait qui autorise ton usage ; combien de crédits vas-tu brûler en essais.

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Étape 1 sur 9

Quand écrire « générée par IA »

Depuis le 2 août 2026, le règlement européen sur l'IA (article 50) demande à qui publie dans un cadre pro de signaler un hypertrucage : une vidéo, une voix ou un son qui ressemble à une vraie personne, un vrai lieu ou un vrai événement, et qu'on pourrait croire vrai. Pour une œuvre clairement artistique ou de fiction, une mention discrète suffit ; l'usage purement personnel n'est pas visé.

Les plateformes ajoutent leurs propres règles. YouTube demande de déclarer les contenus réalistes générés ou modifiés par IA, par exemple :

  • une scène réaliste qui n'a jamais eu lieu ;
  • une personne réelle à qui l'on fait dire ce qu'elle n'a pas dit ;
  • une musique générée par IA quand elle est l'élément principal de la vidéo.

En revanche, YouTube ne demande rien pour les filtres de beauté, les sous-titres créés par IA, la recherche d'idées, ni pour ta propre voix clonée utilisée en voix off. L'étiquette s'affiche ensuite dans le lecteur ou dans la description de la vidéo.

Relie chaque situation à la règle qui s'applique.

Touche un élément à gauche, puis celui qui va avec à droite.

Visages et voix de vraies personnes

La règle d'or : pas de visage ni de voix d'une vraie personne sans son accord, même pour rire, même entre amis.

  • La loi. Montrer ou publier un trucage fait par IA avec l'image ou la voix de quelqu'un, sans son accord, quand rien n'indique qu'il s'agit d'un trucage, coûte jusqu'à un an de prison et 15 000 € d'amende, et deux ans et 45 000 € s'il circule en ligne (Code pénal, article 226-8). Pour un contenu sexuel, l'accord est exigé dans tous les cas (article 226-8-1).
  • Les outils. ElevenLabs exige l'accord explicite et éclairé de la personne dont on clone la voix, et interdit d'imiter sans autorisation un candidat ou un élu. Kling te fait garantir que tu as les droits sur les personnes de tes photos.

En pratique, avant d'animer la photo de ta collègue ou de faire parler ton père dans une vidéo de mariage, demande un oui par écrit qui précise l'usage : quelle vidéo, où, pour combien de temps. Un message écrit garde une trace. Pour un enfant, c'est l'accord de ses parents, et ElevenLabs refuse toute voix de moins de 18 ans.

Vrai ou faux ?

Si tu écris « voix générée par IA » sous ta vidéo, tu peux cloner la voix d'un collègue avec ElevenLabs sans lui demander.

Les droits sur la musique, la voix et la vidéo

Avant d'utiliser une création IA pour ton activité, regarde ce que permet ton forfait. En octobre 2026 :

  • Suno : en gratuit, usage personnel et pas de monétisation ; avec un forfait payant, les chansons téléchargées peuvent servir commercialement.
  • ElevenLabs : pas d'usage commercial en gratuit ; licence commerciale à partir de Starter.
  • Kling : ses conditions interdisent l'usage commercial sans permission écrite et demandent de laisser sa marque visible.
  • Runway : usage commercial permis, mais Runway peut se servir de tes demandes et de tes vidéos pour entraîner ses modèles.
  • Udio : les téléchargements ont été coupés en octobre 2025, le temps de passer à un service sous licence avec Universal Music. Vérifie que tu peux récupérer le fichier avant d'en dépendre.

Quel que soit l'outil : jamais les paroles d'une vraie chanson, ni une voix qui imite un chanteur connu. Et pour chaque fichier livré à un client, garde une note : l'outil, le forfait, la date.

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Ce que coûtent vraiment les crédits

Les forfaits se comptent en crédits, et une vidéo en brûle bien plus qu'une image. En octobre 2026 :

  • Google Flow : 50 crédits gratuits par jour, non reportés. Une vidéo Veo 3.1 Qualité de 8 secondes en coûte 100 : impossible avec le seul quota gratuit.
  • Runway : Gen-4.5 coûte 12 crédits par seconde. Les 125 crédits offerts une seule fois font deux vidéos de 5 secondes. En Standard et en Pro, les crédits du mois non utilisés sont perdus.
  • Luma : un brouillon Ray3.2 de 5 secondes coûte 20 crédits, la même vidéo en 1080p 400. Kling 4.0, proposé dans Luma, coûte 79 crédits par seconde en 1080p : 10 secondes font près de 8 % des 10 000 crédits mensuels du forfait Plus.

Et les ratés comptent : selon des testeurs de Runway et de Kling, une vidéo inutilisable consomme ses crédits quand même.

La règle : brouillon court et bon marché d'abord, version finale ensuite, et un coup d'œil au compteur avant chaque clic.

Chez Runway, Gen-4.5 coûte 12 crédits par seconde : une vidéo de 10 secondes coûte donc …… crédits.

Ce que l'IA ne te dira pas

Sur YouTube, si tu oublies de déclarer une vidéo réaliste faite par IA, la plateforme peut ajouter l'étiquette elle-même, par exemple quand le fichier contient des métadonnées C2PA, une signature invisible laissée par certains outils. Dans ce cas, selon l'aide de YouTube, tu ne peux pas la retirer. Et les oublis répétés exposent à des sanctions, comme la suppression des contenus.

Source : Aide YouTube, « Déclarer l'utilisation de contenus modifiés ou synthétiques »

Sources